

Le nouveau PGOM de Marbella : ce qu’il change réellement pour les acheteurs, les propriétaires et les promoteurs
Marbella a approuvé son nouveau PGOM, le premier conforme à la loi LISTA. Ce plan fixe le cadre urbanistique général et remplace celui de 1986, mais les règles détaillées de construction dépendent du POU, attendu en 2027-2028. Il ouvre la voie à la résolution de situations irrégulières et augmente la surface urbaine.
Points clés
- Marbella a définitivement approuvé son nouveau Plan General de Ordenación Municipal (PGOM), le premier sous la loi régionale LISTA.
- Le PGOM remplace le plan d’urbanisme de 1986, établissant un cadre stratégique général pour la ville, mais les règles de construction détaillées (POU) sont encore en cours.
- Le nouveau plan augmente la surface urbaine et prévoit 20% de constructibilité pour le logement abordable dans les nouvelles opérations.
- Il offre une base pour traiter les 18 000 logements dont la situation urbanistique était incertaine, sans les régulariser automatiquement.
- L’approbation du PGOM met fin à l’insécurité juridique de long terme, mais les règles précises pour la construction ou rénovation sur une parcelle donnée dépendent du POU, attendu en 2027 ou 2028.
L’histoire urbanistique de Marbella a été inhabituellement complexe pour une ville dotée de l’un des marchés immobiliers les plus importants d’Espagne. Pendant plus d’une décennie, la ville a dû s’appuyer sur un plan d’urbanisme datant de 1986, après l’annulation en 2015 du plan plus récent de 2010 par la Cour suprême espagnole. Pour les acheteurs, propriétaires et promoteurs, cette situation a créé un environnement urbanistique particulièrement difficile à lire, mêlant ancien cadre réglementaire, plans de développement et dispositions transitoires.
Une étape majeure vient désormais d’être franchie. Le 18 septembre 2026, lors d’une séance plénière extraordinaire, le conseil municipal de Marbella a approuvé définitivement son nouveau Plan General de Ordenación Municipal, ou PGOM. Il s’agit du premier PGOM d’Andalousie adapté à la loi régionale LISTA et il établit un nouveau cadre stratégique pour le développement futur de la ville.
Pour autant, cette approbation ne signifie pas que toutes les règles urbanistiques applicables à chaque propriété de Marbella sont désormais définitivement établies. C’est précisément là que se situe la distinction essentielle pour les propriétaires et les acheteurs : le cadre stratégique est désormais fixé, mais la réglementation détaillée applicable à une parcelle particulière relève d’un second instrument urbanistique, le POU.
Cet article explique ce qui a été approuvé, ce qui reste encore à définir et ce que cela signifie concrètement si vous possédez un bien immobilier à Marbella ou envisagez d’en acheter un. En résumé, l’approbation du PGOM constitue une étape importante vers une plus grande sécurité urbanistique, mais elle ne remplace pas l’analyse juridique et technique d’une propriété particulière.
Deux sigles reviendront régulièrement dans ce guide. Le PGOM, Plan General de Ordenación Municipal, est le document stratégique à l’échelle de l’ensemble de la commune. Il définit le modèle général de développement de Marbella et traite notamment du logement, de la mobilité, des infrastructures, de la durabilité et de la protection du territoire. Le POU, Plan de Ordenación Urbana, constitue quant à lui l’instrument beaucoup plus détaillé chargé de préciser l’organisation urbanistique des zones urbaines et les règles applicables à leur développement.
Comprendre cette différence entre PGOM et POU est essentiel. C’est elle qui permet de distinguer ce que l’approbation du 18 septembre a réellement changé de ce qui doit encore être défini avant de pouvoir déterminer avec certitude les possibilités urbanistiques d’une propriété ou d’une parcelle donnée.
Pourquoi Marbella avait besoin d'un nouveau plan
Marbella avait adopté un nouveau plan d’urbanisme en 2010, mais celui-ci a été annulé par décision judiciaire en 2015. La ville s’est alors retrouvée à nouveau régie par le PGOU de 1986, une situation que le service municipal d’urbanisme a lui-même continué à documenter comme le cadre en vigueur après l’annulation du plan de 2010.
Le problème était évident : un plan conçu près de quarante ans auparavant ne pouvait plus refléter pleinement la réalité d’une ville qui avait profondément évolué entre-temps. Marbella compte aujourd’hui plus de 156 000 habitants, auxquels s’ajoute une population saisonnière importante, tandis que son territoire, ses infrastructures, ses exigences environnementales et son marché immobilier ont connu une transformation considérable.
Pour les propriétaires, les acheteurs et les promoteurs, cette situation signifiait évoluer dans un cadre urbanistique particulièrement complexe. Les possibilités de construire, rénover ou agrandir une propriété pouvaient nécessiter une analyse approfondie des règles anciennes, des plans de développement toujours applicables, des licences existantes et de la situation juridique spécifique de chaque parcelle.
Le changement est venu de la législation régionale. L’Andalousie a adopté en 2021 la Ley de Impulso para la Sostenibilidad del Territorio de Andalucía, plus connue sous le nom de LISTA. Cette loi a profondément réorganisé le système de planification territoriale et urbaine de la région, avec notamment l’objectif de simplifier les procédures et de réduire les délais nécessaires à l’approbation des nouveaux plans municipaux. La Junta de Andalucía présente elle-même la LISTA comme un cadre plus moderne destiné à accélérer la planification et à éliminer certains des obstacles qui ralentissaient auparavant le développement des communes.
Marbella est désormais la première commune d’Andalousie à disposer d’un PGOM entièrement adapté à ce nouveau cadre législatif. Après l’avis favorable de la Junta de Andalucía en février 2026, le conseil municipal a définitivement approuvé le plan le 18 septembre. C’est pourquoi cette approbation a été présentée par les autorités régionales et municipales comme une véritable étape dans l’histoire urbanistique de Marbella, plutôt que comme une simple formalité administrative.
Ce qui a été approuvé, et comment
L’approbation définitive du nouveau PGOM est intervenue le vendredi 18 septembre 2026, lors d’une séance plénière extraordinaire du conseil municipal de Marbella consacrée à ce dossier.
Le plan a été adopté avec les voix favorables de l’équipe municipale du PP, d’OSP et de VOX, tandis que le PSOE s’est abstenu. Ce résultat montre qu’un soutien au nouveau cadre urbanistique existe au-delà de la majorité municipale, sans pour autant signifier que les différents groupes partagent la même appréciation de chacune de ses dispositions.
VOX a ainsi voté en faveur du PGOM tout en précisant que son soutien ne valait pas approbation de l’ensemble du document. Le groupe a notamment critiqué ce qu’il considère comme une absence de nouvelles zones de croissance et a maintenu plusieurs réserves concernant le logement, les activités économiques et certains secteurs encore en attente d’une solution urbanistique.
Le PSOE a choisi l’abstention. Au-delà des positions politiques exprimées lors du débat, un point est particulièrement important pour les acheteurs : l’approbation du PGOM ne détermine pas à elle seule les possibilités précises de construction ou de transformation de chaque parcelle. Le plan fixe le cadre général de Marbella ; la réglementation détaillée du sol urbain relève du POU, dont la procédure se poursuit.
C’est probablement la meilleure façon de comprendre l’étape franchie le 18 septembre. Le nouveau PGOM marque l’aboutissement de plusieurs années de travail technique et met fin à une longue période durant laquelle Marbella dépendait, pour son cadre général, d’une planification datant de 1986. Mais il ouvre en même temps une nouvelle phase : celle où ce cadre stratégique devra progressivement se traduire en règles urbanistiques détaillées applicables aux différents secteurs et aux propriétés individuelles.
Ce que contient réellement le plan
Les principaux chiffres et orientations du nouveau PGOM sont désormais confirmés, et non plus simplement projetés.
Le sol urbain passe d’environ 40 à 53 millions de mètres carrés. Il s’agit de l’une des évolutions majeures du nouveau cadre. Le PGOM intègre ainsi environ 13 millions de mètres carrés supplémentaires de sol urbain par rapport au plan précédent et reflète beaucoup plus fidèlement la réalité actuelle d’une ville qui s’est considérablement développée depuis 1986.
Une partie de la constructibilité sera réservée au logement abordable. Pour les nouvelles opérations prévues en sol urbain, le plan impose de réserver 20 % de la constructibilité à des logements protégés ou à prix encadré. Cette mesure concerne le développement futur de la ville et ne doit pas être interprétée comme une obligation rétroactive applicable aux logements privés existants.
Le PGOM prévoit les terrains nécessaires aux grandes infrastructures et aux futurs équipements de Marbella. Le document intègre notamment les besoins futurs en matière de mobilité, d’équipements publics et de services. Il prévoit également, à titre stratégique, un corridor ferroviaire avec plusieurs points potentiels de connexion, notamment à San Pedro Alcántara, Puerto Banús, Marbella et près de l’Hospital Costa del Sol. Il s’agit toutefois d’une réserve et d’une proposition de planification à long terme : aucun tracé ferroviaire définitif n’a encore été approuvé. (Nuevo Planeamiento Municipal)
Le plan prépare également le terrain pour de nouveaux développements, des logements publics, des espaces verts, des équipements et des zones destinées à l’activité économique. C’est précisément le rôle d’un PGOM : déterminer la structure générale et les besoins futurs de la commune. Le POU devra ensuite traduire une partie de ce cadre stratégique en règles urbanistiques beaucoup plus détaillées applicables aux différents secteurs de la ville.
Pour un acheteur immobilier, la distinction reste donc essentielle : le PGOM indique désormais comment Marbella peut évoluer dans son ensemble. Il ne détermine pas encore, à lui seul, ce que vous pourrez précisément construire, agrandir ou modifier sur une parcelle donnée.
Les 18 000 logements : ce que cela signifie et ce que cela ne signifie pas
C’est probablement l’un des aspects de l’approbation du PGOM les plus importants pour les propriétaires actuels, mais aussi l’un de ceux qui demandent le plus de précision.
Lors de l’approbation définitive, la maire de Marbella a rappelé qu’environ 18 000 logements s’étaient retrouvés en dehors d’une situation de régularité urbanistique en raison de l’évolution particulièrement complexe de la planification municipale. Elle a présenté le nouveau cadre comme une garantie pour les tiers de bonne foi et pour les familles concernées, en soulignant qu’il fournit désormais une base réglementaire permettant de poursuivre la mise en ordre de ces situations.
Concrètement, des décennies de changements de plans, d’annulations et de situations juridiques héritées ont laissé de nombreux biens dans une position urbanistique complexe, parfois alors même que leurs propriétaires actuels n’étaient aucunement impliqués dans les circonstances qui l’avaient créée. L’adoption d’un cadre général moderne est donc particulièrement importante pour ces propriétés.
Mais il faut distinguer la création d’un cadre permettant de traiter ces situations de la régularisation automatique de chaque logement. Le PGOM ne signifie pas que 18 000 propriétés sont soudainement devenues pleinement conformes sur le plan urbanistique. La réglementation elle-même prévoit encore différentes situations transitoires et régimes de fuera de ordenación, ce qui confirme que le statut d’un bien doit continuer à être examiné individuellement. (Nuevo Planeamiento Municipal)
Pour un propriétaire ou un acheteur, la conséquence pratique est simple : si une propriété présente un historique urbanistique complexe, un permis annulé, une situation de fuera de ordenación ou toute autre incertitude, il reste indispensable de faire vérifier par un avocat et, lorsque nécessaire, par un architecte, la situation précise de cette propriété et de cette parcelle.
Ce qui change avec le nouveau PGOM, ce n’est donc pas que tous les problèmes hérités du passé disparaissent du jour au lendemain. C’est que Marbella dispose désormais d’un cadre général actualisé à partir duquel ces situations peuvent être examinées et, lorsque la réglementation le permet, progressivement résolues.
Ce que le PGOM ne couvre toujours pas
C’est probablement la distinction la plus importante pour un acheteur qui envisage une rénovation importante, une extension, une démolition-reconstruction ou l’achat d’un terrain.
Le PGOM est avant tout le document stratégique. Il définit le modèle général d’aménagement de Marbella, organise les grandes catégories de sols et établit les principales orientations en matière de développement, d’infrastructures, de mobilité, d’équipements et de protection du territoire. Mais il ne remplace pas le niveau de réglementation urbaine détaillée nécessaire pour déterminer précisément les possibilités d’une parcelle donnée.
Ce niveau de détail relève du POU, Plan de Ordenación Urbana. C’est notamment dans ce cadre que doivent être précisées les règles d’urbanisme applicables au tissu urbain et aux différents secteurs de la ville. Le POU est élaboré séparément et sa procédure n’est pas encore achevée. Les informations municipales disponibles indiquent qu’il se trouve toujours dans son processus d’élaboration, avant les étapes formelles d’approbation initiale, d’information publique, de proposition finale puis d’approbation définitive. (Nuevo Planeamiento Municipal)
Il convient donc d’être prudent avec les calendriers. Des dates telles que 2027 ou 2028 ont pu être évoquées comme perspectives, mais la documentation officielle actuellement publiée par la municipalité ne fixe pas de date définitive fiable pour l’approbation finale du POU. (Urbanismo Marbella)
Concrètement, l’approbation du PGOM constitue une avancée majeure : Marbella dispose désormais d’un cadre stratégique moderne élaboré sous la LISTA, après des années durant lesquelles son cadre général reposait sur une planification approuvée en 1986. Mais cela ne signifie pas que toutes les règles applicables à chaque parcelle ont été remplacées du jour au lendemain. Pendant cette période de transition, certaines dispositions détaillées du PGOU de 1986 et des instruments de développement existants peuvent continuer à jouer un rôle lorsqu’elles restent applicables et compatibles avec le nouveau cadre.
Pour un acheteur, la conséquence est importante : il ne faut pas acheter une propriété sur la base de ce que l’on espère pouvoir construire lorsque le POU sera définitivement approuvé. Une décision d’achat devrait reposer sur les droits urbanistiques qui peuvent être confirmés aujourd’hui pour la parcelle concernée, puis considérer toute évolution future comme un élément potentiel plutôt que comme un droit acquis.
Les prochaines étapes
Deux étapes sont désormais particulièrement importantes à suivre.
Publication et entrée en vigueur. L’approbation définitive du PGOM par le conseil municipal ne constitue pas, à elle seule, son entrée en vigueur. Selon les dispositions du plan, le PGOM entrera en vigueur le lendemain de la publication, dans le bulletin officiel compétent, de l’accord d’approbation définitive et de ses normes urbanistiques. Tant que cette publication n’est pas intervenue, il est donc préférable de faire vérifier par votre avocat ou votre architecte le régime applicable à toute demande de permis en cours ou envisagée.
Même après son entrée en vigueur, la transition ne signifie pas que toutes les règles détaillées du PGOU de 1986 disparaîtront immédiatement. Pour les sols urbains dont l’ordonnancement détaillé relève du futur POU, certaines dispositions du plan de 1986 continueront à s’appliquer pendant la période transitoire, dans le cadre de la LISTA et du nouveau PGOM. Ce n’est qu’avec l’entrée en vigueur du POU que le PGOU de 1986 sera entièrement remplacé par le nouveau dispositif PGOM + POU.
Le POU. C’est la prochaine pièce essentielle du nouveau cadre urbanistique de Marbella, en particulier pour les propriétaires et acheteurs dont les projets dépendent de règles précises à l’échelle d’une parcelle. La procédure officielle prévoit encore l’élaboration du document d’approbation initiale, l’information publique, la préparation de la proposition finale et, enfin, l’approbation définitive.
Il vaut en revanche mieux supprimer les références à une « approbation initiale courant 2026 » et à une « approbation définitive en 2027 ou 2028 ». À ce jour, la documentation officielle consultée ne fixe pas de calendrier suffisamment certain pour présenter ces dates comme acquises.
Pour un acheteur, la conclusion pratique reste la même : si la valeur d’une propriété dépend de la possibilité de construire davantage, d’agrandir, de démolir et reconstruire ou de modifier substantiellement l’existant, la décision d’achat devrait reposer sur les droits urbanistiques qui peuvent être confirmés aujourd’hui, et non sur ce que le futur POU pourrait éventuellement permettre.
Ce que cela signifie si vous achetez, possédez ou développez aujourd’hui
Pour la plupart des acheteurs de biens existants et achevés, l’impact immédiat devrait rester limité. L’importance du nouveau PGOM se situe davantage à l’échelle de la ville : Marbella dispose désormais d’un cadre stratégique actualisé pour son développement futur, après des décennies durant lesquelles son plan général reposait sur le document de 1986. La municipalité présente notamment ce nouveau cadre comme un moyen d’apporter davantage de sécurité juridique au développement futur et aux situations urbanistiques héritées.
Pour les propriétaires de biens dont l’historique urbanistique est complexe, l’approbation est potentiellement plus significative. Comme nous l’avons vu, le PGOM fournit un nouveau cadre à partir duquel ces situations pourront être examinées, mais il ne les régularise pas automatiquement. Si votre propriété est concernée par un permis annulé, une situation de fuera de ordenación ou toute autre irrégularité, son statut doit toujours être vérifié individuellement.
Pour les acheteurs qui envisagent une rénovation importante, une extension, une démolition-reconstruction ou un projet de développement, la distinction entre PGOM et POU devient essentielle. L’orientation générale de Marbella est désormais définie, mais les règles détaillées applicables au sol urbain continueront d’être précisées dans le cadre du POU, qui est toujours en cours de procédure.
Cela signifie qu’une décision d’achat ne devrait pas reposer sur l’hypothèse qu’une parcelle permettra demain davantage de constructibilité, un étage supplémentaire, une emprise au sol plus importante ou un changement d’usage. Lorsque ce potentiel constitue une partie importante de la valeur du bien, les droits urbanistiques applicables aujourd’hui devraient être confirmés par écrit par les professionnels compétents avant l’achat.
Pour les promoteurs et les investisseurs fonciers, le nouveau PGOM mérite une analyse plus approfondie. Il porte le sol urbain à environ 53 millions de mètres carrés, contre environ 40 millions dans le cadre précédent, et établit les grandes orientations concernant les futurs développements, les infrastructures, les équipements, les espaces verts, le logement et les activités économiques.
Mais même ici, la prudence reste importante. Une nouvelle classification ou la proximité d’une infrastructure réservée peut modifier le contexte stratégique d’un terrain sans créer automatiquement un droit immédiat à construire. Le PGOM définit désormais où et comment Marbella peut évoluer ; pour déterminer précisément ce qui peut être réalisé sur une parcelle particulière, il faut encore examiner la réglementation détaillée applicable aujourd’hui et suivre l’évolution du POU.
Ce que cela pourrait signifier secteur par secteur
Les effets du PGOM se répartiront inégalement sur Marbella, et les secteurs dans lesquels nous travaillons le plus l'illustrent bien.
Sierra Blanca et la Golden Mile sont déjà largement construits : l'enjeu y porte moins sur de nouveaux terrains que sur les futures règles du POU relatives aux projets de démolition-reconstruction, à la hauteur et au coefficient de constructibilité sur les parcelles existantes, soit précisément le type de projet sur lequel repose une grande part du marché actuel de Sierra Blanca. Voir notre guide de Sierra Blanca.
Nueva Andalucía, avec son mélange de secteurs établis et de zones encore en évolution, fait partie des secteurs les plus susceptibles de connaître des changements concrets une fois publiées les règles zone par zone du POU, en particulier sur les terrains nouvellement classés urbains.
Marbella Est, Elviria et Hacienda Las Chapas disposent encore de véritables terrains à bâtir arrivant sur le marché, ce qui rend les règles détaillées de constructibilité du POU particulièrement importantes ici : ce qu'une parcelle précise peut supporter comptera davantage pour la valeur dans ce secteur que presque partout ailleurs sur notre territoire. Voir notre guide de Hacienda Las Chapas.
La Zagaleta et Benahavís, commune distincte dotée de son propre régime d'urbanisme de faible densité établi de longue date, ne sont pas directement concernées par le PGOM de Marbella, même si le basculement régional vers des plans fondés sur LISTA pourrait un jour atteindre Benahavís.
Ce que les acheteurs devraient vérifier
La situation urbanistique actuelle du bien précis, confirmée par un avocat ou un architecte indépendant, et non déduite de l'approbation du PGOM.
Si le plan a été formellement publié et s'applique donc aux demandes de permis.
L'avancement du POU pour la zone concernée, les règles détaillées à l'échelle de la parcelle entrant en vigueur progressivement sur un à deux ans plutôt que d'un seul coup.
Tout permis de construire existant, et s'il demeure valable et non affecté par la transition entre les cadres.
La situation précise de tout bien à l'historique irrégulier, que le PGOM rend traitable mais ne résout pas automatiquement.
Les terrains réservés et les projets d'infrastructure à proximité, qui peuvent affecter sensiblement le cadre, l'accès ou la valeur future d'un bien, en bien comme en mal.
Questions fréquentes
Le nouveau PGOM de Marbella a-t-il été approuvé ?
Oui. Le conseil municipal l'a définitivement approuvé lors d'une séance plénière extraordinaire le 18 septembre 2026, avec les voix de l'équipe municipale PP, d'OSP et de VOX, le PSOE s'abstenant. C'est le premier plan général d'Andalousie approuvé au titre de la loi LISTA.
Cela signifie-t-il que le plan de 1986 a disparu ?
Dans ses dispositions générales d'aménagement, oui. Le PGOM remplace le cadre sous lequel Marbella fonctionnait depuis 1986. Les règles détaillées applicables aux parcelles relèvent toujours du POU, qui n'est pas encore finalisé.
Quelle est la différence entre le PGOM et le POU ?
Le PGOM est le plan stratégique à l'échelle communale : il classe les sols et fixe le modèle général de croissance. Le POU est le document d'exécution détaillé qui fixe les règles précises, hauteurs, coefficients de constructibilité et reculs, pour chaque zone. Le POU est encore en cours, son approbation définitive étant attendue en 2027 ou 2028.
Le nouveau PGOM signifie-t-il que je peux construire davantage sur ma parcelle ?
Peut-être, mais pas automatiquement. Le PGOM augmente la surface totale classée urbaine et instaure un cadre général moderne, mais les droits à construire d'une parcelle donnée dépendent des règles détaillées encore en cours d'élaboration dans le POU. Faites confirmer votre situation par un avocat ou un architecte plutôt que de présumer d'un droit général.
Le PGOM régularise-t-il les 18 000 logements restés hors régularité urbanistique ?
Pas à lui seul. La mairie présente le plan comme une garantie pour les tiers de bonne foi et une base réglementaire à partir de laquelle ces situations peuvent être traitées. Mais l'approbation d'un plan général ne corrige pas automatiquement un permis annulé ni un bien en situation de fuera de ordenación. Ces cas restent examinés individuellement, et les personnes concernées devraient se faire conseiller sur leur bien précis.
Quelle surface de sol urbain le plan classe-t-il ?
Environ 53 millions de mètres carrés, contre quelque 40 millions sous le cadre de 1986.
Que prévoit le plan en matière de logement abordable ?
Les opérations proposées en sol urbain réserveront 20 % de la constructibilité au logement abordable. Le plan prévoit par ailleurs des dispositions plus larges en faveur du logement public.
Pourquoi Marbella avait-elle besoin d'un nouveau plan ?
Marbella fonctionnait sous un plan de 1986 depuis 2015, année où la Cour suprême a annulé le plan plus moderne de 2010. La commune s'est ainsi retrouvée pendant une décennie sans cadre juridique à jour pour les droits à construire, les normes environnementales ou la planification des infrastructures.
Quelques réflexions de notre point de vue
Lorsque nous avons publié cet article en juillet, nous estimions qu’il était encore trop tôt pour parler pleinement d’une « nouvelle ère » urbanistique à Marbella. Depuis, une étape décisive a été franchie : le PGOM a été définitivement approuvé le 18 septembre 2026. Marbella dispose ainsi du premier PGOM d’Andalousie adapté à la LISTA et d’un nouveau cadre stratégique après des années durant lesquelles la planification générale de la ville reposait sur le plan de 1986.
Il faut néanmoins conserver une nuance essentielle. Le cadre général est désormais établi, mais les règles détaillées qui comptent pour une propriété particulière relèvent encore du POU, qui reste en cours de procédure. Il vaut donc mieux éviter d’affirmer qu’il se trouve « encore à un an ou plus de sa finalisation » : aucun calendrier officiel suffisamment précis ne permet aujourd’hui de fixer cette échéance avec certitude. (Urbanismo Marbella)
En pratique, l’incertitude a changé de nature. La question n’est plus de savoir si Marbella disposera d’un nouveau cadre général moderne : celui-ci a désormais été approuvé. Pour un propriétaire ou un acheteur, la question devient beaucoup plus précise : quelles règles s’appliquent aujourd’hui à cette parcelle et comment évolueront-elles lorsque le POU sera définitivement adopté ?
La question des quelque 18 000 logements mérite la même prudence. La municipalité présente le nouveau PGOM comme une base réglementaire permettant de continuer à avancer dans l’ordonnancement de ces propriétés et comme une garantie pour les tiers de bonne foi. C’est une évolution importante, mais elle ne doit pas être interprétée comme la régularisation automatique de chaque logement concerné. (www.marbella.es)
Si votre propriété fait partie de ces situations urbanistiques complexes, c’est donc un bon moment pour faire réexaminer son dossier à la lumière du nouveau cadre. Le PGOM change le contexte dans lequel le problème peut être traité ; il ne dispense pas de vérifier la situation juridique et urbanistique de votre bien individuellement.
Restez informé à mesure que le POU avance
Avec l’approbation du PGOM, le cadre stratégique du développement futur de Marbella est désormais établi. Les détails susceptibles d’être déterminants pour une propriété ou une parcelle particulière apparaîtront toutefois au fur et à mesure de l’avancement du POU. Il est donc particulièrement important pour les acheteurs qui envisagent une rénovation, une extension ou un projet de développement de suivre attentivement cette procédure.
Si vous envisagez un achat dans lequel le potentiel de développement actuel ou futur joue un rôle important, notre guide de l’achat immobilier à Marbella explique plus en détail la due diligence et le processus d’acquisition. Notre guide consacré aux programmes neufs et aux biens sur plan aborde les vérifications supplémentaires à effectuer lors de l’achat d’un projet neuf, tandis que notre rapport sur le marché immobilier de Marbella 2026 replace ces évolutions dans le contexte du marché actuel.
Et si vous avez déjà identifié une propriété, un terrain ou un secteur particulier, contactez-nous. Nous pouvons vous aider à interpréter les informations disponibles, à poser les bonnes questions et à identifier les points qui devraient être vérifiés par votre avocat et votre architecte avant toute décision d’achat.




